dimanche 29 mars 2020

poème de Mady Kissine

Qu'un poète dans la misère
Écrive librement un chant,
On prétend qu'il est mortifère
De vivre ainsi. C'est étonnant. 
En vain le monde est en colère.
On se rappellera longtemps
La fantaisie chez les vipères
De mordre sans discernement. 
MK

message de Luz-Mary



jeudi 26 mars 2020

poème de Mady Kissine


Reliefs
On vient de tous les toits et de tous les fourrés
Pour la peau du poulet dressée sur une assiette.
C'est un festin de roi qui vaut bien la blanquette
De moinillons épars à travers le verger. 
Et puis c'est un cadeau. Les gens sont éduqués.
Cela vaut, ce matin, les tristes galipettes
Dont on revient bredouille – avec ou sans liquette !
L'amour des chats, vraiment, voilà la vérité. 
Certes, ils ont offert des tombereaux de graines
Aux oiseaux du quartier, de semaine en semaine
Et c'est vraiment un coup adressé au félin. 
Voilà la politique ! Il faudrait bien comprendre.
Un jour du tournesol, un jour du poulet tendre :
Tout le monde est nourri. La chasse aux plus malins. 
Sentiments ©M.KISSINE – ISBN 9782919390519

dimanche 22 mars 2020

bouquet de printemps

En ces temps de confinement, vos contributions seront les bienvenues pour nous faire sourire !

Voici deux poèmes de Christine :
Le jardinier sourit : la terre est bien aimable
En ce jour printanier : très meuble, toute arable.
On dirait qu'elle attend la bêche avec entrain.
C'est qu'il a beaucoup plu sur le petit jardin.
Il faut planter bientôt les radis, la salade.  
Et puis, ces escargots qui font quelques glissades,
Il faut les renvoyer vers un autre pays.
Le vieux banc est usé ; le chat s'y est assis. ‎
mk

....

Les gens ne savent pas l'amitié de la terre.  
Elle a tout à offrir et n'en fait pas mystère.  
Il suffit d'un regard pour savoir ses besoins,  
Ses soucis, son bon cœur, pour prodiguer ses soins.  
‎"Sacrebleu, qu'elle est basse, ou bien c'est moi qui change" 
Se dit le jardinier bienheureux, c'est étrange.
On dirait que le ciel a mis ses beaux habits.
C'est la preuve, pardi, de l'amour infini
Entre l'immensité qu'on ne peut pas comprendre
Et ce petit lopin discret qui nous engendre. ‎


proposé par Éric Mouhot :


Avant de prendre ma plume, j'hésite et vous propose un extrait de l'Art poétique  de Boileau
" Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d'un nuage épais toujours embarrassées;
Le jour de la raison ne saurait le percer.
Avant donc que d'écrire  apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure
L'expression qui la suit, ou moins nette, ou plus pure,
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement ,
Et les mots pour le dire arrivent aisément..."


Bon courage à tout le monde. Eric.


De la part de Jacqueline Guyot :
Bonjour à vous.
Un bien joli poème sur ce drôle de printemps,
Bon courage, patientons et prenez bien soin de vous.>

 C'était en mars 2020 ... Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.
 Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait plus tôt.
 C'était en mars 2020 ...
 Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coif feur. Bientôt il n'y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.
 Mais le printemps ne savait pas, le temps d'aller au jardin arrivait, l'herbe verdissait.
 C'était en mars 2020 ...
 Les gens ont été mis en confinement. pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.
 Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.
 Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d'autres valeurs.
 Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s'était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.
 Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

 Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l'ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.

 Et c'est là que l'été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.

 Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous, et vous profiterez de la vie.

dimanche 15 mars 2020

annulations et confinement

Bonjour, les amis,

Tout le monde est au courant de la situation. Donc, plus de dictée, mais pas de soirée "coup de coeur" jusqu'à nouvel ordre, pas de réunion, pas de soirée conte à la Maison des Contes en Est, ni de concert, et le Coucou qui lit va être contraint d'hiberner comme une vulgaire marmotte, malgré l'arrivée du printemps.
Alors, il nous reste nos livres, nos téléphones, nos messages électroniques, et avec tout cela on peut partager des trésors pour nous faire passer le temps de la quarantaine.
Pour ma part, et sans aucune intention de promotion commerciale évidemment, pas même pour stimuler ma microscopique renommée locale, je vous invite à aller lire quelques petits récits inédits  sur le blog des Amis du Lézard Vert, juste pour vous distraire, si le coeur vous en dit.

http://lesamisdulezardvert.blogspot.com

et je ne doute pas que d'autres Amis du Coucou qui lit, Amies, surtout, n'aient des friandises littéraires à nous proposer en ces temps de repli.